A quoi sert l'orthographe, sinon à organiser une sélection scolaire et sociale ? C'est au journaliste ce que la truelle est au maçon et je ne vois pas qu'on puisse reprocher, en inversant les rôles, à l'un la maladresse de son tour de main ou à l'autre celle de son manque d'habiletés lexicales. C'est d'autant moins justifié que l'on recherche collectivement l'émergence des idées. C'est sans doute là, pour ceux dont l'orthographe est l'outil usuel, un devoir fraternel de fermer les yeux !