Ref
https://www.liberation.fr/debats/2019/11/20/iut-chronique-d-une-destruction-annoncee_1764533

Le problème c’est le 50% de DUT qui continuent en écoles d’ingénieurs. En 1997, avec GRADIENT (groupe Rhône-Alpes des docteurs en sciences) une association de thésards, nous avions mené un sondage auprès des exposants du Salon de la sous-traitance industrielle à Eurexpo sur leur besoin de main d’oeuvre en R&D. Le résultat était quasi traumatisant pour ma bande de PhD au chômage: les PME ne voulaient que des DUT, et pleins de DUT. Or, trop de bacheliers généraux sont rebutés par le côté inhumain de la filière prépas et s’engagent délibérément en lUT avec l’intention d’intégrer les écoles d’ingénieurs par les voies parallèles au concours qui se sont multipliées au fil des ans. Plutôt que le système de quota proposé, je suggérerais que ces voies parallèles devraient exiger 3 à 5 ans d’expérience en industrie car les PME ont réellement besoin des techniciens supérieurs, plus que d’ingénieurs. Les bacheliers généraux qui dénaturent ces excellentes filières y réfléchiraient à deux fois avant de renoncer aux prépas !